Desi road05©Yann Deret.jpg
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Concept


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Une équipe d’experts

Pour qui a déjà fréquenté MG Road, Stéphanie de Saint-Simon n'est pas une inconnue. Sa cantine indienne inspirée des Irani Cafés, ces mythiques cafés de Bombay tenus par des immigrés perses, fait, depuis son ouverture, frémir de plaisir les foodies parisiens, en même temps qu’elle s’est attiré un succès critique et public fulgurants…
 
Quatorze mois plus tard, Stéphanie récidive et propose aux gourmets sa nouvelle adresse, Desi Road (prononcez Dessi), successeur de l’institution Yugaraj considérée jusqu'alors comme le meilleur restaurant indien de Paris, qui occupait les lieux avant lui…
 
Mais pourquoi Desi ? « Desi est un terme générique qui désigne tout ce qui est commun dans le subcontinent indien » répond Stéphanie, qui ne cesse de sillonner le pays avec son mari, Arnaud, depuis plusieurs décennies. De ces périples est née la volonté de proposer un restaurant atypique, qui casserait les codes en vigueur d’une offre parisienne de restaurants indiens plus que monotones.
 
Pour ce nouvel écrin, Stéphanie et Arnaud ont ainsi exploré la ville européenne qui concentre le plus de restaurants de qualité du genre : Londres. Non pour s’en inspirer mais pour être convaincus de créer, à leur retour, un concept unique, qualifié justement de « créatif et inspiré ».
En cuisine, un digne représentant de cette fine gastronomie, capable de transformer un repas à Desi Road en expérience visuelle et gustative hors norme. Le chef Manoj Sharma, disciple de Vineet Bhatia, emblématique ambassadeur de la gastronomie indienne, officiait au Cinnamon Club de Londres jusque là.

 

Un décor bohème et arty, comme dans un rêve éveillé…

Après avoir été traiteur Stéphanie de Saint-Simon était designer-décoratrice. Difficile d’en douter à l’évocation de la décoration chic de l'établissement, tendance coloniale indo-anglaise, en évitant soigneusement le piège du folklore.
 
Au sol : parquet brut et carrelage ancien, tables ornées de plaques de marbre, lourdes chaises en bois finement ouvragé et discret autel où s’accumulent les colliers de jasmin offerts à Ganesh. Au mur : des tableaux réalisés, sur demande, par l’artiste Manoj Tekam, issu de la tribu Gond. 
Des objets chinés dans les rues de Dehli et Jodhpur parsèment l’établissement comme ces pots à eau en bronze sagement posés sur un meuble en bois.

 

La magie est (surtout) dans l’assiette

Si la carte élaborée au MG Road est volontairement courte, celle élaborée à Desi Road propose une expérience riche, axée sur le partage des plats. La maison s’est ainsi fait une spécialité des thalis, du nom du plateau individuel rond en métal, sur lequel sont déposés des assortiments de mets tous plus délicats les uns que les autres : dal, currys (gambas, agneau ou poulet), recettes à base de yaourt, petits plats végétariens, desserts.
  
Pour se convaincre que le voyage sera jouissif, commencez par le Palak Patta chaat : des feuilles d’épinard frites en beignets accompagnées de pommes de terre légèrement épicées, dont les goûts marqués sont contrebalancés par la grenade, à l’acidité salvatrice. 
 
Le voyage peut se poursuivre par les Chicken Breasts, blancs de poulet fermier fondants, d’abord marinés puis saisis au four, délicatement recouverts par une crème d’amande avec cardamones ou divaguer vers le Tandoori Salmon, un saumon de première fraîcheur, mariné à la crème et aneth, accompagné d’un chutney de pois frais et de mangue. Les amateurs de plaisirs sucrés s’orienteront vers un délicat riz au lait au safran, crémeux à souhait.

Ces exemples ne sont qu’un éventail d’une carte riche représentative de la nouvelle cuisine indienne, infiniment plus légère et subtile que ce que révèlent les plats classiques connus du grand public. Les épices, loin de masquer la qualité des produits de base (soigneusement choisis chez les meilleurs commerçants de Rungis : poulet fermier, poisson de pêche,...), les relèvent subtilement. Une leçon d’exotisme mâtinée d’excellence.

Pour accompagner ces mets, quoi de plus audacieux qu’un choix de boissons à contre-courant : l’amertume des bières artisanales. Et la carte de vins propose l’embarras du choix parmi les meilleurs représentants de nectars de qualité, tous élaborés en biodynamie.